jeudi 2 janvier 2014

The meaning of life - Vallée de Katmandou - 02.01.13

De retour vers la capitale, je profite des derniers jours qu'il me reste avant Noël pour visiter la vallée de Katmandou. Qui recèle de vrais trésors.

Je commence par le temple bouddhiste de « Swayambhunath » ou, plus simple: Monkey temple, puisque les singes ont pris leur quartier dans cet endroit superbe, d'ailleurs classé au patrimoine mondial de l'Unesco.











J'ai du mal à saisir la religion de ce pays tant toutes les religions y sont mélangées. Le temple bouddhiste est à coté du temple hindouiste, Shiva est représenté à coté de Bouddha. Et la plupart des népalais finalement vont prier dans les deux temples, car on ne sait jamais !
Un mix qui leur convient et qui contribue à ce que ce pays respire la spiritualité. Car partout, des temples, des moines, des monastères.




 
En parlant de moines, je m'arrête une nuit à Bodhnath, plus grande stupa d'Asie et haut lieu de pèlerinage pour les bouddhistes tibétains.







Les mêmes yeux de Bouddha sensé regarder partout car rien ne peut ni de doit lui échapper.







En revanche moi, ce qui m’échappe complètement, c'est le bouddhisme. Je n'y comprends rien ! J'essaye pourtant de me documenter mais encore une fois, c'est pour me poser de nouvelles questions. Je suis perdue dans un dédale de questionnements.

Par exemple, quand j'arrive ce jour-là à la stupa de Bodhnath, je tombe sur cette cérémonie :
 
 




 
La vidéo:
 
 
Kesako, qu'est ce qu'ils font, c'est qui, pourquoi ?
Comme je suis quelqu'un qui aime plutôt avoir des réponses, je me renseigne et on m'explique que cette cérémonie célèbre la réincarnation de H.H Penor Rinpoché.

 
Super, j'ai les infos donc une fois rentrée à ma GH, je me précipite sur Wikipédia pour savoir qui est ce monsieur.
Réponse de Wiki :

Kyabjé Drubwang Pema Norbu Rinpoche (bo), né en 1932 et mort en 2009, était le 11e détenteur du trône de la lignée de Palyul, de école Nyingmapa de bouddhisme tibétain, et qui aurait été une incarnation de Vimalamitra. Il était renommé dans le monde bouddhiste tibétain comme un maître Dzogchen

Si quelqu'un peut m'expliquer cette phrase en termes simples, je l'épouse sur le champ car moi, il y a un mot sur deux que je ne comprends pas et même après avoir tenté d'approfondir le sujet pendant toute une soirée, mes connaissances sur le bouddhisme sont restées très limitées !
Et c'est assez frustrant de ne pas comprendre une religion qui suscite autant de ferveur.

Ce soir là, c'est aussi la pleine lune, jour encore propice que les autres pour faire des offrandes qu'on rassemble avant de les distribuer.



 

Je trouve les moines super modernes, ray ban d'aviateur et portable vissé sur l'oreille. Et quelques népalais m'avoueront qu'ils voient d'un très mauvais œil cet excès de modernité: certains moines ont même des « girl friends » s'offusquent-ils !



Je suis en proie à une overdose de solennité, de ferveur, de rituels, de dieux, de prières et je suis proche de la crise de foi !
Trop de questions sans réponses. Je suis frustrée de mon manque de savoir. Je m'auto-flagele et je maudis au passage le lonely qui ne consacre qu'un page sur le bouddhisme alors que c'est un sujet fondamental pour comprendre le Népal !

Je continuerais ma semaine dans la vallée de Katmandou par Bhaktapur, une ville médiévale ; un vrai bijou grâce aux temples qui foisonnent dans toutes les places de la ville.










 
On est tellement entouré de monuments et de sculptures dans cette ville-musée qu'on n’hésite pas à s’asseoir sur le lion ou bien à poser son étal de claquettes contre la statue avoisinante.



 
Un vestige de l'histoire où se mêle une vie tranquille d'aujourd'hui. Une atmosphère particulière qui est renforcée le soir par la pénurie d’électricité qui plonge la ville dans le noir quasi-complet.
J'ai adoré Bhaktapur qui se vide dès la fin de l'après-midi de la très grade majorité des touristes qui retournent à Katmandou.
J'ai la ville et les temples pour moi. Quelle douce cité.





 

 
La ville est aussi célèbre pour ses poteries. Un quartier est exclusivement réservé aux potiers qui exercent leur art depuis des siècles selon les mêmes règles.






 
Après Bhaktapur, direction Patan, proche banlieue de Katmandou.
Là aussi, des temples construits sur des places immenses. Mon hôtel donne sur la place et c'est un régal chaque matin.







 

Dans toutes mes visites, j'ai quand même remarqué certaines scènes très sanguinolentes sur les étais des toits des temples. Et de manière générale, il y a quand même des créatures très bizarres qui sont représentées..
J'en ai pas fait des cauchemars mais presque !








 
Enfin, Noël approche. Je vais le passer dans un orphelinat à Patan. À la demande d'une nouvelle association française, je dois faire des portraits de chaque enfant. Et j'en profite pour rester passer le réveillon avec eux. J'achète un petit cadeau pour chacun.
19 orphelins. Adorables. Souriants. Chaleureux.
Un destin qu'on pourrait croire brisé à jamais. Mais l'orphelinat leur donne cette possibilité de s'en sortir. De s'éduquer. D'avoir un métier. De les remettre sur les voies d'une existence heureuse.

L'association n'a pas encore de site internet, ça ne devrait pas tarder mais en attendant, voici leur site FB: https://www.facebook.com/shanti.mome.3
 


 
On s'est bien habillés pour le soir. On a bien ri avec nos séances photos.


 
 

Puis le dîner a clos cette belle journée.
Après l'ouverture des cadeaux le lendemain, nous sommes allés tous ensemble à la messe.





L'église est un bâtiment comme un autre mais à l'intérieur, c'est quelque chose !!
L'ambiance est rock'n roll. Je vous laisse découvrir ça dans la petite vidéo qui suit !


 
Voilà, mon voyage au Népal s'achève sur cette note d'espoir.

 

J'ai aimé l'intensité du Népal, j'ai aimé les rapports simples des népalais. Souriants, chantants, dansants. Les relations entre eux semblent si faciles, toujours curieux les uns des autres. Combien de fois ai-je vu des népalais discuter avec des inconnus juste parce qu'on prend un thé a coté, parce qu'on attend le bus ensemble, etc..

Et cela me renvoie à nos propres comportements et je finis par me demander :

  • Pourquoi si je vais vers des gens que je ne connais pas et m’intéresse à eux, la majorité ne manifestera aucun intérêt en retour pour qui je suis, ce que je fais, d'où je viens. L'enfer, c'est les autres, c'est ça ?
  • Pourquoi les gens ne font que se plaindre ? Ils ont le pouvoir de créer une existence à leur image. Si tu te plains, ne t'en prends qu'à toi-même. TU as choisi. D'autres n'ont pas le choix.
  • Pourquoi je parle à mes amis sur un « mur », symbole de séparation ? Pourquoi de mes amis, je me demanderai toujours sur lesquels vraiment je peux compter en cas de besoin ? 
  • Pourquoi je marche en regardant mes chaussures ? Pourquoi si je veux me fondre dans la masse, il vaut mieux que je tire la gueule plutôt que de sourire ?
  • Pourquoi ma porte se ferme plus facilement qu'elle ne s'ouvre ?
  • Est ce que l'on s'énerve toujours pour des bonnes raisons?
Notre vie est si terrible que ça, vraiment ?
Oui, c'est vrai, ces réflexions sont simplistes (on dirait du Marc Levy?? Ah non, quand même pas!!) mais elles le sont volontairement. Car au Népal, les choses simples prennent toute leur valeur. Et quoi de plus simple que le partage?
J'arrête là, je trouve simplement qu'on est égoiste, moi y compris. Je ne suis pas une sainte.

On a tout, ils ont rien. Ils envient la vie occidentale que l'on mène. S'ils savaient. Je les regardent et je ne souhaite qu'une chose ; qu'ils ne deviennent jamais comme nous.

Merci le Népal. Tu restes dans mon cœur comme un pays au peuple fier et exceptionnel.

Pour illustrer ce post, cette chanson des Monty Pyhon qui ne pouvait pas coller plus juste.



Merci de me lire.

6 commentaires:

Anonyme a dit…

A te lire je crois que tu as laissé un peu de ton coeur au Népal mais ton âme y a grandi ! je retrouve Bakthapur comme il y a 15 ans pas de building moderne au milieu des temples et les toutous qui partent avant le couché du soleil te laissant jouir de cette ville superbe .
bon choix de musique aussi.

Anonyme a dit…

Joli article, tu nous as gardes le meilleur pour la fin?
J'ai egalement ete fascine par Kathmandu plus que par les villes indiennes, par sa synthese incroyable et seduisante entre vbouddhisme et hindouisme comme tu le mets si bien en images. On sent que tu as depasse tes premieres impressions (souvent partagees par les neo-arrivants: 'pollution').
Et d'ailleurs, le titre du livre, c'est bien 'Sur les chemins de Katmandou'...
Bonne suite ou que tu sois
Louis

Gabriel Jaramillo Cea a dit…

Querida Emilie, luego de la vorágine que significó volver mi trabajo después de mi último viaje, recién ahora en estas fiestas he podido hacer una pausa e ir en búsqueda de temas interesantes, como ver estas fotos y tratar de entender del Francés ( con la ayuda de Google) que estaba pasando contigo en esta hermosa "estación" de viaje como es Nepal, ahora entiendo por que desapareces de IG y vuelcas tu energía a este Blog... realmente me quedo sin palabras al leer tus vivencias... una sana envidia de como llevas tus emociones a fotos y palabras... Felicidades, te admiro... un gran abrazo y Feliz Año.

Terre de Femmes a dit…

Bonjour ma nièce,
nous voici réunis autour d'une tasse de thé, à regarder tes photos et tes commentaires.
On t'embrasse tous et on te souhaite de belles rencontres où que tu sois.
A bientôt,
F.

Lenita a dit…

On est dimanche, je suis au boulot...mais je ne me plaindrai pas t'inquiète ! :)
Merci juste pour ce blog qui me permet de m'évader 5 minutes de cette vie occidentale et me poser les bonnes questions.

Cuidate.
je t'embrasse

Anonyme a dit…

J'espère retourner dans cette vallée un jour avec toi...

Que de beauté et de plénitude!!

big bisous ma choupinette ;-))