mardi 21 octobre 2014

Reality and fantasy - Bac Ha - 21.10.14

Je reviendrai à la fin de ce post sur les raisons de l’énorme retard dans la rédaction de mon blog.

En attendant, je vous avez laissé dans la région du Ha Giang, un peu déçue par mon guide qui est autant guide que moi choriste de Rihanna habillée en léopard..

Ma nouvelle étape est la ville de Bac Ha, toujours dans le nord du Vietnam.
Un bus part le matin de la ville de Ha Giang pour Sapa mais m'arrête avant pour que je reprenne un nouveau bus pour Bac Ha.
Et en effet, quelques heures plus tard, je suis exhortée à sortir du bus à une intersection au milieu de nulle part. Seule. Sans d'autres explications. Je suppose donc que c'est ici que je dois attendre le 2ème bus. (Émilie ou la reine des déductions..)


Il y a un boui-boui installé à l’intersection. Je me pose sur un banc insalubre et attends. (Car la patience est la première des vertus du voyageur..). 3 hommes sont attablés à l'unique table que nous partageons et me demandent où je vais. Je leur explique que j'attends le bus pour Bac Ha mais je comprends vite malgré leur anglais vacillant qu'on ne sait jamais à quelle heure passe le fameux bus. Tu m’étonnes..
Mais bien sur, eux peuvent m'y emmener contre quelques dollars derrière leur moto.
C'est parti pour la négociation... et au final pour 5 dollars, je me cale derrière un petit vietnamien sur sa moto vieillissante et je fais le trajet pour Bac Ha ainsi, pendant une 20taine de kilomètres.

J'arrive dans mon hôtel, un grand hôtel complètement.. désert. Je suis la seule à occuper l’hôtel de 4 étages avec un couple d'italiens. Ce qui lui confère une atmosphère assez fantasmagorique, surtout une fois la nuit tombée. Je fais fi des bruits nocturnes légèrement angoissants et me blottis au fond de mon lit en essayant de m’endormir. Je suis venue ici pour voyager, pas pour jouer dans un remake vietnamien de film d'épouvante !
Bac ha est une petite ville de 8000 habitants où les touristes n'affluent que le dimanche pour le marché hebdomadaire où la minorité hmong fleur se réunit.
Et moi j'arrive un lundi ce qui m'évite le flux touristique et explique cette atmosphère étrange.

Cela dit, je fais une bonne opération ainsi car je sais qu'un marché moins touristique m'attend à quelques kilomètres plus loin le lendemain matin, celui de Coc Ly.
La route étant incertaine, je préfère louer les services d'un vietnamien avec quelques notions d'anglais pour m'y accompagner.

Et c'est sous un brouillard humide aux prémices d'un matin frais que je vais au marché de Coc Ly le mardi matin, gouttelettes de rosée collées aux cils, derrière sa petite moto.
La première chose qui frappe lorsqu'on arrive dans ce petit marché sont les couleurs. Mais c'est surtout les vêtements des femmes hmong fleurs qui fascinent.







Tout n'est qu'explosion de couleurs. Tenue flamboyante à faire pâlir le plus majestueux des arcs-en-ciel.

Les jeunes enfants sont bien calés dans des porte-bébés bariolés.








Votre nerf optique est sollicité même pour le moindre accessoire.
Genouillères:




sacs:





En gros, si un jour vous broyez du noir, allez visiter les hmongs fleurs.



Mais si les hmongs perpétuent encore leur tradition vestimentaire, on oublie pas qu'on est au 21eme siècle et le stand de téléphones portable est bien présent.



Je repars du marché en courant quand les minibus de touristes débarquent de Sapa pour l’excursion du jour au marché (donc important si vous voulez vraiment profiter de l'ambiance de ce marché : y aller très tôt.)

Pour une petite idée de l'ambiance du marché de Coc Ly et de ce que l'on peut y trouver, regardez cette petite vidéo de quelques minutes:



Sur le trajet du retour arrêt dans un village d'une minorité mais je ne me souviens pas de leur nom (cela m'apprendra à ne pas écrire au fur et à mesure..).



Tu essayes de faire quoi là?? Je vous rassure, il a éclaté de rire dans la seconde (nous rappelons que l'abus d'alcool est dangereux pour la santé..)

Après un repas fugace pris à l’hôtel toujours aussi vide et une douche bien chaude, je m’étale de tout mon long pour une nuit reposante. Car le lendemain je me lève encore tôt pour un petit trek dans des villages hmongs. Mon guide local (qui baragouine un anglais vraiment mais vraiment limité) m'accompagnera pendant ces 2 jours.







Ces deux jours sont retracés dans cette vidéo-vérité placée sous le signe de l'auto-dérision où je ne vous cache rien !

J'espère que vous apprécierez..



Ces deux jours au sein de la communauté hmong m'ont une nouvelle fois touchés. Comme toujours, c'est leur grand sens de la communauté qui me fascine. Comme toujours, c'est leur grand sens de l'hospitalité qui m’émeut.

Est ce qu'un merci, le plus pur et le plus sincère des merci, est suffisant pour leur témoigner de ma reconnaissance ?

Quelques portraits d'enfants hmong:





Je dis au revoir aux hmongs et au nord du Vietnam, la région de Sapa ne m'attirant pas (trop touristique pour moi).
Re-bonjour Hanoï, qui me reçoit comme toujours sous la pluie.

Ma prochaine destination, c'est décidé, sera la Chine.
Enfin.. C'est ce que la naïve voyageuse que je suis croyait.
Je commence par récupérer mon tout nouveau passeport à l'ambassade de France, un passeport « grand voyageur » qui a la particularité de comporter plus de pages qu'un passeport normal.
Ça y est, ce n'est pas moi qui le dit mais l'état français. Je suis une grande voyageuse.

Me reste donc l'étape délicate d’obtenir un visa pour la Chine. Mais mon statut de française ne facilite pas les démarches. Contrairement à d'habitude, je ne peux pas passer par une agence de voyages pour l'obtenir (ce n'est pas faute d'avoir proposé de généreux pots-de-vin), je dois me présenter moi-même à l'ambassade, ce que je fais en repartant avec un dossier à remplir.
Je crois rêver, non seulement on me demande mon itinéraire jour par jour, les moyens de transports que je vais utiliser, mes réservations d’hôtel pour chaque nuit, et puis bien sûr une assurance, un relevé bancaire et une attestation d’employeur.. Les chinois seraient-ils encore plus bureaucratiques que les français ?
Je suis pas encore en Chine que je sens déjà que tout va être compliqué mais comme je suis du genre persévérante, je me décide à remplir le fameux dossier.
C'est alors que je me rends compte que mon visa vietnamien est sur le point d'expirer. Or, j'ai encore besoin d'une semaine le temps de déposer le dossier et que l'ambassade l'examine.

Rien de plus facile, je me présente dans une agence quelconque avec ma requête, lâche 60 dollars dans cette affaire et attends qu'on me rappelle dans les jours qui suivent.
J'en profite pour plancher sur mon itinéraire en chine.
2 jours plus tard, l'agence me rappelle, je peux venir récupérer mon passeport. Je me pointe le lendemain. Tout sourire, la vietnamienne en face me tend mon passeport. Je regarde ma nouvelle extension de visa. Et là, stupeur et tremblement comme dirait Amélie, ma nouvelle extension que j'avais demandé pour un mois, est en réalité de.. 3 jours ! Il expire donc le surlendemain !
Je tente de garder mon calme et j'explique à la nana qu'elle s'est trompée.
Elle continue malgré tout de sourire et m'explique que non, je lui avais demandé une extension de 3 jours, et non d'un mois (Je manque de m'étrangler devant son audace).
Et que maintenant, elle ne peut plus rien faire et que je dois effectivement quitter le Vietnam... dans 2 jours.
Là, j'avoue, j'ai perdu pour de bon mon calme et la jeune fille a aussitôt effacé son sourire de convenance et s'est mise à me crier dessus à son tour.
Je reprends mes esprits et au final, je me dis qu'il serait bien plus intelligent de tenter de trouver une solution que de savoir qui gueule le plus fort (Elle a gagné de toute façon. En plus elle ne sait pas crier en anglais et le fait en Vietnamien. À quoi ça sert de s'engueuler si je te comprends pas hein, maligne ?)

J'essaye alors une nouvelle tactique : essayer de l'apitoyer sur mon sort. La grande voyageuse ne peut pas partir sans son visa chinois, elle irait où ? Ma tactique ne fonctionne pas du tout puisque l'insolente me répond : "Et bien, vous n'avez qu'à rentrer chez vous ».

Et sinon je te suggère autre chose : tu répares ta bêtise (arnaque en fait car le visa qu'elle a fait ne coûte en principe que 10 dollars..) et tu m'obtiens une extension plus longue..

Elle passe alors plusieurs coups de fil et finit par lâcher qu'elle ne peut rien faire. Que je n'ai d’autre option que de dégager du pays dans 2 jours maximum au risque d'avoir de gros problèmes avec l’immigration.

Ah elle est belle la grande voyageuse. Elle fait quoi maintenant ? Elle ne peut plus déposer son dossier pour le visa chinois. Elle va où ?

Où aller ? On pourrait penser que la solution est simple , tout le monde rêverait de dire un jour : je suis libre, je vais où je veux ! Ce n'est pas aussi simple que ça, je dois faire en fonction de mes envies, des saisons, de mes ressources et des visas ! Il fait encore trop froid pour la Mongolie, j'oublie la Chine faute de sésame sur mon passeport, le japon est trop cher et je n'ai pas non plus envie de faire un pays que j'ai déjà visité.

Je regarde éventuellement la Corée mais cela ne me tente pas plus que ça. Je me creuse la tête pendant 24 heures, carte de l'Asie étalée devant moi. Am stram gram, pic et pic et colégram? (au passage, pourquoi on apprend cette comptine aux mots qui n'ont aucun sens??!!)
J'avais prévu de voyager en Indonésie, les vols ne sont pas trop chers mais ce n’est pas encore la bonne saison, je comptais le faire après la Chine. Cela dit, j'ai un couple d'amis qui travaillent à Bandung et peut être cela pourra être une base pour me poser en urgence avant de réfléchir sur mon sort.

Voilà comment dans la précipitation je quitte le Vietnam avec la désagréable sensation d'être une criminelle en fuite.

Après un stop de 24 heures à Singapour (que j'ai adoré étonnement), j'arrive à Bandung en Indonésie. Pas de chance, Bandung est une ville quelconque, qui ne donne pas envie de rester. Le temps s'emmêle en plus et rend le séjour un peu déprimant malgré la chaleur des retrouvailles avec des têtes connues.

J'ai la confirmation que ce n'est pas la bonne époque pour voyager en Indonésie et reviens donc au premier de mes problèmes : où aller ?

Et peu à peu s'impose à moi l'idée qu'il est peut-être temps de rentrer dans ma douce contrée.
J'ai exploré les routes de pas mal de pays, je me sens dans une impasse, je ne sais plus où aller, j'ai envie de retrouver un peu de (ré)confort.
Suis-je prête à rentrer ? Définitivement ?
Oui. (Même si la réponse ne s'est pas imposée à moi aussi facilement et a résulté d'un long processus de reflexion).

Oui, je rentre en France.

Alors, me voici rentrée depuis maintenant quelques mois. Mais impossible d'écrire.
Le voyageur est schizophrène. Je suis donc schizophrène.

Je ne suis pas la même personne là-bas qu’ici. Et la mutation entre Mimi bulle et Émilie est une étape délicate. Ôter sa peau de voyageuse prête à tout pour toucher au plus près les populations locales et revêtir celle de citadine qui se fond lambda dans la société occidentale. Cette mutation pourtant nécessaire n'est pas évidente de prime abord et m'enfermer dan ma bulle-chrysalide pendant quelques semaines est nécessaire.

J'aurais du écrire quand j'étais encore revêtue de ma peau de voyageuse. J'ai laissé passer le délai et écrire ce post avec ma nouvelle vie de citadine a été long et fastidieux. Je n’étais plus là-bas mais ici. Le charme était un peu rompu.

Mais j'ai compris que le monde m'appartenait toujours et que partout je suis chez moi.
Que malgré ma mutation, je serai toujours et avant tout citoyenne du monde même si je choisis aujourd'hui d'être française à nouveau.
Et que même si j'aspire à rester en France et retrouver une vie plus conventionnelle, je ne cesserai jamais de partir en voyage, pour des périodes moins longues cependant. Que le voyage et la découverte restera une passion, que je préférerais toujours le mouvement à l'immobilité.

Bon, j'aimerais redevenir française, mais encore faudrait-il qu'une entreprise veuille bien de moi, je suis désormais cataloguée par les recruteurs comme voyageuse donc comme instable (!!!). Une façon de me punir pour m'être donné les moyens de vivre mon rêve ? Oui je suis sortie des cases, oui j'ai un trou de 3 ans dans mon parcours professionnel, mais ne voyez-vous donc pas tout ce que l'on peut en retirer comme énergie, richesse intellectuelle et humaine sans compter l'ouverture l'esprit ?
Et le respect des rêves, on en fait quoi ?
Voilà pour mon petit coup de gueule envers certains esprits étriqués. La France n'a pas que des avantages.
Mais je compte bien me battre pour arriver à mes fins, comme d'habitude !

Donc voilà, vous qui me suivez, où j'en suis et les raisons de mon absence.

Ce post ne sera pas le dernier et je ne sais quand je le reprendrai mais soyez certains que ce n'est pas la fin des voyages en ce qui me concerne. Je rêve toujours d'endroits aux noms qui résonnent comme une invitation au Voyage : j'irai sur les rives du lac Titicaca, je saluerai les indiens d’Amazonie, j'arpenterai les steppes de Mongolie, je croiserai enfin ma raie manta dans les profondeurs de Sipadan, je dormirai chez les ethnies les plus diverses, je continuerai de rire avec les enfants que je croiserai, je continuerai de découvrir les histoires fascinantes de ceux que je croiserai.

En attendant, je voudrais répondre aux quelques interrogations des personnes que je croise et qui s'interrogent sur ce voyage entrepris seule.

- « Oui, tu es partie en voyage car le voyage est une fuite ». Si pour certaines personnes, cela est le cas, ce n'était certainement pas mon but. J'étais heureuse de la vie que j'avais avant de partir mais l'envie intrinsèque de voyager me taraudait trop. J'avais envie de partir sur les routes du monde. Peut-être aussi de me confronter à moi-même, de prendre des risques et tout simplement d'accomplir mon rêve : goûter à ce délice rare, cette drogue dure : la Liberté.
- « On te connaît, tu vas repartir » : C'est que vous ne me connaissez pas. Ce voyage à long terme a été une expérience unique et tellement enrichissante, mais j'ai fermé la parenthèse. Certes partout je suis chez moi, et la terre est mon terrain de jeux mais j'ai besoin de retrouver un chez-moi, un cocon, une routine. J'ai envie de construire ma vie ici et je vais tout faire pour y arriver. Maintenant, si la France ne veut pas de moi, j'irai voir ailleurs si j'y suis mais ce n'est que mon plan B. Et ce sera pour travailler et y construire ma vie (et non, je ne suis pas rentière ni millionnaire et il faut bien que je fasse comme tout le monde : travailler. Car certains me posent sérieusement la question..)
Bref, si vous avez du boulot pour moi je suis preneuse, ici ou ailleurs.                                                    - « Wow, tu as voyagé 3 ans, quel courage ! » : voyager, du courage ? J'ai du mal à voir en quoi est-ce du courage. La mère célibataire de 3 enfants au salaire minable qui se bat au quotidien a certainement plus de courage que moi. Je n'ai eu qu'à rassembler mes quelques affaires dans un sac et prendre un billet d'avion. Ça, du courage ? Au contraire, ça a été très facile. Et une fois sur place, mon âme de voyageuse alliée à mon sens de la débrouillardise m'a grandement aidé. Je ne nie pas que parfois j'ai craqué, que je me suis énervée, que j'ai été fatiguée. Mais je ne vois pas de courage là dedans. Si vous sautez le pas, vous verriez à quel point voyager est facile. Un peu moins quand on veut sortir des sentiers battus mais là, c'est de l'acharnement dont vous aurez besoin, pas de courage.
- « Voyager seule, ça n'a pas été difficile ? » : voyager seul vous offre la liberté de n'être seul que si vous le souhaitez. Vous rencontrez d'autres voyageurs et avez envie de faire un bout de chemin avec: allez-y. Vous préférez être libre à 100% et continuez seul : c'est vous qui le décidez. Voyager seul vous apporte cette liberté absolue que je recherchais. Donc non, voyager seul n'a jamais été difficile. Au contraire. Sûrement plus facile.!! Mais j'avoue sans prétention aucune avoir deux gros atouts pour voyager de cette manière : je me connais très bien et je ne m'ennuie jamais. Et puis, le grand avantage de voyager seule, surtout en tant que femme : vous attisez la curiosité des locaux parfois peu habitués à voir une voyageuse en solitaire et ils vous aborderont beaucoup plus facilement que si vous êtes deux ou plus. Or, c'est bien pour cela que je voyage : rencontrer les locaux, me fondre parmi eux. Et même si j'aurais aimé partager certaines situations, rencontres ou paysages avec quelqu’un, je crois qu'à travers ce blog, vous étiez tous un peu avec moi. Je n'ai donc jamais été seule.
- « Tu as du tellement changer en 3 ans à travers ce voyage... »: Euhhh.. non. J'ai juste appris que j'étais schizophrène.. Plus sérieusement, j'ai développé mon coté « voyageuse » forcément. Je ne me sens pas plus débrouillarde qu'avant mais je sais aujourd’hui qu'on peut me mettre dans n'importe quelle situation, dans n'importe quel coin du monde, je m'en sortirai toujours. C'est surtout mon regard à travers les autres qui a changé mais je garde cette réflexion pour moi, sinon vous ne finirez jamais de lire ce post !
- « quel pays tu as préféré ? » : Comment répondre à cette question ? Tous les pays ont des caractéristiques différentes.. Pour la gentillesse de ses habitants, sans hésiter la Birmanie. Pour les plages et paysages : Les Philippines. Pour la diversité et la spiritualité : l'Inde. Pour les rencontres incroyables que j'y ai faites : Le Népal.. Enfin, j’écris ça et je me rends compte que c'est réduire les pays à pas grand chose. J'ai aimé chaque pays pour ce qu'il m'a apporté. Vous irez en Inde et vous détesterez peut-être. Tout cela est donc très subjectif. Allez-y et faites vous votre propre opinion (mais donnez-moi l'adresse de votre blog avant!).

Voilà, c'est fini... comme dirait Jean-louis (décidément je suis un vrai geyser à références culturelles..)

J'ai dansé avec les Gurung, j'ai été adopté par une famille indienne au coin d'une rue de Thanjavur, j'ai ramassé du thé avec les cueilleuses de Kandy, j'ai dormi dans un village flottant sur le Tonlé Sap et on a chanté pour moi à la tombée de la nuit, j'ai été coiffée par une vieille indienne dans un champ car elle y tenait absolument, j'ai été choyée par ma maman thaï quand j'ai eu mon accident de moto dans le nord, j'ai partagé un cochon avec des philippins pour célébrer un futur mariage, j'ai chanté la marseillaise dans une école perdue au Népal, j'ai été confondue avec un esprit descendu de la forêt par des akhas qui n'avaient jamais vu d'occidentaux auparavant, j'ai été soignée par mon capitaine de bangka qui pensait que j'allais mourir après avoir été piquée par une méduse mortelle, j'ai fait écouter du joe dassin à tout un bus indien, j'ai joué à la poupée qu'on maquille à bord d'un ferry sur les rives de l'Irrawaddy, j'ai appris à filer le coton dans une gare routière au Laos, j'ai partagé un thé avec les guerriers tatoués des konyaks...

Je... je... je... pour me rendre compte que finalement l'important, c'est l'autre.

« Celui qui voyage sans rencontrer l'autre ne voyage pas, il se déplace. »
Alexandra David Neel.

La voyageuse se retire en vous remerciant une nouvelle fois et en s'excusant pour son silence.

N’hésitez pas à me contacter par email si vous avez des questions ou si vous avez besoin de conseils, je serai heureuse de pouvoir vous aider.

Et rejoignez ma toute nouvelle page facebook pour revivre mes aventures et découvrir de nouvelles photos https://www.facebook.com/mimi.bulle.asie

Merci...


11 commentaires:

Anupon Kongouli a dit…

Merci pour tous ces fabuleux récits, et bon courage pour ta réinsertion ;-)

Lenita a dit…

« Une quête commence toujours par la chance du débutant. Et s'achève toujours par l'épreuve du conquérant. » Paulo Coelho

Il était une fois une rencontre hasardeuse à Madrid avec une belle personne.
Merci de nous avoir transporté dans cette belle aventure, merci d'être mon amie tout simplement.

Besitos

Anonyme a dit…

Superbe post. Cela nous avait manqué.
Continuez de nous faire voyager, on continuera de vous suivre, on sera patient!
Bon courage pour le retour.

Eric et Cie.

Anonyme a dit…

Cela valait le coup d'attendre pour te lire. Toujours aussi bien écrit.

Mais contrairement à ce que tu prétends, il en faut du courage pour vivre ses rêves..

A bientôt.

Lise

Anonyme a dit…

ouf ! enfin des nouvelles
surtout garder ce blog de voyage bien au chaud ... en attendant de repartir. Nous concernant, nous nous inspirerons de certaines infos pratiques merci pour vos beaux récits.

Anonyme a dit…

Tu as mis du temps mais ça valait le coup. Merci pour ce dernier post très riche, tes photos pleines de vie, tes vidéos (énorme progrès par rapport aux précédentes je trouve!) qui me font tjs bcp rire et de te livrer avec autant de sincérité.

Mon père a raison, tu as des vrais talents à quand un livre???
besitos
Anne-Charlotte

Unknown a dit…

Ma choupinette,

Que je suis encore émue de te lire et je reste persuadée que je te lirai encore... qui sait? ;-)

En tout cas je trouve aussi que tu as fait beaucoup de progrès dans ton blog tout au long de ces 3 années et je suis certaine que ça va t'aider pour ton avenir professionnel!

Sache que je suis extrêmement fière de toi et ça me fait du bien de penser que mon Paolo soit entouré d'une belle personne telle que toi.

Tu as mon entier soutien dans tes choix d'avenir

Je t'aime fort
your choupie ;-)

olivier de LAJUDIE a dit…

Que tu es belle avec ta jupe Hmong! Et quel talent! Merci mon Emilie de nous faire partager ces incroyables moments que tu as vécus, si décalés de notre réalité occidentale. Je suis fière d'être ton amie et j'admire bien sur ta façon de voyager mais aussi ton réel don pour l'écriture! ÉPOUSTOUFLANT !
Un abrazo, Manue

Anonyme a dit…

Quel bonheur partagé que ces récits de rencontres, d'aventures et de liberté sous la plume virtuose de Mimi. Pour faire écho à la citation d'Alexandra David-Neel utilisée pour clore la troisième saison du blog (et certainement pas la dernière!), en voici une de Nicolas Bouvier :

"Pour les vagabonds de l'écriture, voyager, c'est retrouver par déracinement, disponibilité, risques, dénuement, l'accès à ces lieux privilégiés où les choses les plus humbles retrouvent leur existence plénière et souveraine."

C'est tout ce que je te souhaite Emilie!

Merci de nous écrire.

Serge a dit…

Au hasard de vagabondages sur la toile; quel plaisir de retrouver des nouvelles de tes aventures et de lire les réflexions tellement vraies à l'issue de toutes ces rencontres.
Amitiés,

Camille Renaudin a dit…

Bonjour,

Je suis journaliste pour une nouvelle série documentaire diffusée sur la chaîne de télévision Voyage, et je recherche des témoignages de mésaventures de voyage... (vol, galère de papiers ou transports, catastrophe naturelle, maladie, accident, arnaques...) qui aient été filmées (ou avec beaucoup de photos).
Je suis sûre que vous regorgez d'anecdotes de voyages... Peut-être êtes-vous intéressé par les raconter en interview à télévision?
Il s'agit d'une interview en studio, ou vous nous raconterez vos mésaventures, qui seront illustrées par votre film de voyage.
Si vous êtes intéressée, n'hésitez pas à me contacter à camille.zedprod@gmail.com

Je vous remercie.
Bien cordialement,
Camille

PS : Vos jolis souvenirs y auront aussi leur place !